• 17833043-p.jpg."L'artiste qui est en chacun de nous,   face à n'importe quel choix de vie, nous met en écoute totale de nous-même et permet qu'alors il n'y a pas de possibilité de nous tromper dans nos choix. Ce que j'appelle l'artiste, c'est cette petite voix en nous qui nous donne à voir cette individualité dont parlent les Dialogues avec l'ange. Je me souviens de cette chanson de Barbara qui dit : "Les choses murmurent si nous savons entendre".C'est exactement cela, entendre le petit murmure qui est en nous, que d'ordinaire nous n'entendons pas  et qu'il nous faut faire exister. Pour cela il faut du silence...Si nous n'avons pas ce petit espace en nous, que nous l'appelions ange, espace intiime, intérieur, silence, les actions que nous accomplissons dans nos vies manquent de souffle. Mais si nous laissons respirer cet espace, cette main ouverts, l'énergie entre nous et le monde, entre nous et les autres, se renouvelle et nos actes deviennent  beaucoup plus porteurs.C'est mon expérience."
    Juliette Binoche (Sources n°13)

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  • "Comment ne pas reconnaître que toute allégresse véritable vient de plus loin que notre pouvoir et nous apparaît toujours comme une grâce?                                                                                     Fabrice Hadjdaj, écrivain

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  • janvier2008Morestel-peintures-de-G-rard-Z-036.jpg"L'homme qui a perdu la faculté de s'émerveiller et d'être frappé de respect est comme s'il était mort"   Einstein

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  • "Ce centenaire qui parlait de la Première Guerre mondiale avait un étroit visage de cuir bouilli. Ses yeux étaient deux billes d'acier." Les balles sifflaient de tous côtés, j'ai pensé : il faut que je me sorte de là, personne ne m'aimera autant que je m'aime. " Les vraies paroles jaillissent du fond des âmes. Elles explosent en plein ciel comme des obus de quarante." 

    "La sainteté, c'est juste de ne pas faire vivre le mal qu'on a en soi"


    "Ecrire - obéir à ce qu'on voit"

    "J'essaie avec des mots de peindre cette lumière qui vient d'entrer par la fenêtre et s'est plantée dans la peau rosée de la poire. Je n'y arrive pas et cet échec n'est pas sans gaieté - comme de perdre au jeu contre un ami."
                                                 
                                                      Christian Bobin (Les ruines du ciel)

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                             " Retoucher la réalité n'est pas un crime - sans quoi nous sommes tous des criminels, nous dont l'esprit  vagabonde,dont les nuits se peuplent de songes, dont l'imagination s'épanouit, laissant le fantasme se glisser dans nos pensées. Qui peut distinguer ce qui est vrai, juste, exact, de ce qui ne l'est pas ? Il arrive que la vérité soit tissée d'impostures, que les creux aient l'importance des pleins, que les choses tues comptent autant, sinon plus, que  celles qui sont dites.                                                                                                                                                                                                Nous sommes tous des êtres de fiction, et nos chimères nous définissent bien davantage que le nom, la nationalité, la date et le lieu de naissance figurant sur notre carte d'identité. Nous évoluons dans nos espoirs, nos idées, nos histoires comme les nuages flottent dans le ciel : c'est là l'environnement naturel dans lequel nous baignons. Il m'apparaît parfois plus concret que le lit dans lequel je m'endors, la route que je prends le matin, les jardins dans lesquels je me promène certains dimanches, qui n'ont guère plus d'épaisseur à mes yeux qu'un décor de théâtre ou de studio.  N'est-ce pas précisément ce qu'on demande à un artiste, qui doit nous entrouvrir les portes d'un monde où la banalité fleurit en vision, où la laideur se sublime en beauté, où les désillusions de l'existence se dorent au soleil de l'art et se muent en brumes légères comme un fil de soie ? Alors la réalité ne se fausse pas en mensonge : elle s'accomplit dans l'espace, étrange et merveilleux, de la fable "
        
                                                                                            Minh Tran Huy (La double vie d'Anna Song)


    J'ai aimé ce passage car je touve difficile de séparer la fiction et la réalité. Souvent elles s'entremêlent étrangement...Il y a parfois plus de fiction dans une biographie ou  une autobiographie que dans une histoire inventée de toutes pièces. Il est parfois des faits divers qui nous apparaissent plus irréels que le plus chimérique des contes de fée. Qu'en pensez -vous?


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