•  

    "Moins les gens ont l'intention de se diriger et de se réformer eux-mêmes,

    plus ils se préoccupent de la façon dont il faudrait diriger ou réformer la société."                     

                                Arnaud Desjardins

     

     

    "Tel qui veut se griser d'air pur, s'enivrer sur les hauteurs, n'arrive qu'à s'enrhumer."

                               Jules Renard

     

     

     

    "Aimer les mots. Aimer un mot.

    Le répéter, s'en gargariser

    Comme un peintre aime

    Une ligne, une forme, une couleur."

                               Max Jacob

     

     

     

    "Nos  yeux sont des noix hermétiques

    qu'il faut casser

    pour les ouvrir

    à l'enthousiasme des nuages."      Norge

     

     

     

    " Ma mère me mène au jardin

    dans la lumière qui commence

    voir les fleurs s'ouvrir au matin

    lorsque se balancent les branches."     Lorca

     

     

     

    " Les hommes sont faits pour s'entendre,

    pour se comprendre , pour s'aimer."       Eluard

     

    Ce sont les deux dernières qui m'ont ouvert à cette nouvelle journée

     


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  • "Ah ! La solitude, il vous faudra encore  apprendre beaucoup apprendre pour savoir ce que c'est. J'ai toujours vécu seul. Moi aussi, mais la solitude , ce n'est pas vivre seul, c'est être incapable de de tenir compagnie à quelqu'un ou à quelque chose qui est au fond de nous, la solitude ce n'est pas l'arbre isolé au milieu de la plaine, c'est la distance entre la sève profonde  et l'écorce, entre la feuille et la racine.....

    Je crois que c'est ça la première  solitude, ne pas se sentir utile. Même si les autres pensent ou si  nous leur faisons croire le contraire..."         

                                       José Saramago ( L'année de la mort de Ricardo Reis)

     

    Curieuse histoire où la vérité et le mensonge s'entremêlent et se confondent...Fernando Pessoa, ,le grand poète portugais, est mort. L'un de ses pseudonymes, Ricardo Reis lui a survécu et revient à Lisbonne peu de temps après la disparition de son créateur. Éxilé au Brésil durant seize ans, il découvre une ville chargée de mystères, où les vivants côtoient les morts, où le rêve et la réalité se mêlent. À Lisbonne, Ricardo Reis n'a qu'une seule idée en tête : trouver sa véritable identité.

    J'ai aimé cette réflexion sur la solitude tant il est vrai que l'on peut se sentir très seul au milieu  de la foule si l'on ne se sent pas relié à ceux qui nous entourent et, au contraire,  très  entouré si la solitude qui la notre nous permet de nourrir  des liens aavec nos semblables , morts ou vivants


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  •   "La  joie est une conquête de chaque jour.

    La joie d'amour ne préserve pas un individu de toute atteinte.

    Plus on aime profondément,et plus on est ouvert, donc sensible, vulnérable.

    On n'est jamais indemne,, dans une vraie rencontre, et c'est heureux.

    La joie d'amour n'a rien d'une protection contre le malheur,

    elle apparaît plutôt comme résistance contre tout ce qui entrave etalourdit l'individu.

    La blessure d'amour, souvent invoquée par les poètes et les mystiques, ne doit pas être entendue dans un sens doloriste.

    Pour eux, la blessure est toujours synonyme d'ouverture.

    Elle garde trace du passage d'amour."

                        Jacqueline Kelen (Amour, invincible amour, page 180)


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  •  

    "Un homme ne retrouvait pas sa hache.

    Il soupçonna le fils du voisin de le lui avoir volée et se mit à l'observer.

    Son allure était typiquement celle d'un voleur de hache.

    L'expression de son visage était celle d'un voleur de hache.

    Les paroles qu'il prononçait ne pouvaient être que celles d'un voleur de hache.

    Toutes ses attitudes et comportements trahissaient l'homme qui a volé une hache.

     

    Mais très inopinément, en grattant la terre, il retrouva sa hache;

    Lorsque le lendemain il regarda à nouveau le fils du voisin, celui-ci ne présentait rien , ni dans son attitude, ni dans l'allure, ni dans le comportement, qui évoquât un voleur de hache"

                           Maître Lie-Tseu (philosophe taoîste )

     

     

    Parfois on croit avoir des intuitions et, sans réfléchir , on se laisse guider par elles...

    Et l'on s'aperçoit, après coup, que l'on s'est illusionné... que l'on a fait fausse route, que nos préjugés nous ont égarés...


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  • V

     

    Voilà l'inscription que j'ai trouvée dans l'église de Voguë,

    petit village d'Ardèche où nous nous promenions la semaine dernière...

    De quoi méditer !


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