• Tout à l'heure on m'a posé cette devinette et je n'ai pas su y répondre et ceux qui étaient avec moi non plus

    et pourtant la réponse est simple comme bonjour.

    La voici :

    Deux aveugles ont un frère, or ce dernier n'a aucun frère, comment est-ce possible?

     

    Je suis sûre que vous allez trouver...


    13 commentaires
  • Il était une fois deux yeux éberlués,un peu paumés et toujours désaccordés.
    Quand l'un regardait à droite,l'autre regardait à gauche.
    C'était très inconfortable.
    C'était,on peut le dire ,intolérable.
    Un jour,n'y tenant plus,l'oeil gauche ouvrit les volets de sa fenêtre intérieure, donna un grand coup de coude à l'oeil droit qui se vit précipité dans un gouffre profond.
    L'oeil gauche le suivit,tout en s'excusant de sa maladresse volontaire
     mais c'était la seule façon d'obtenir que que son compagnon vienne avec lui dans ce périlleux voyage . 

    C'est du moins ce qu'il pensait.
    Combien dura leur chute?
    On ne peut le dire.
    Le temps s'était arrêté .

    Le tic tac de l'horloge reprit quand ils atteignirent le fond du gouffre.
    L'oeil droit était si éberlué qu'il en oublia de se  plaindre et regarda l'oeil gauche qui lui souriait.
    Il ne le vit pas car,au fond du gouffre,il faisait très noir mais il sentit son sourire qui l'auréolait d'une douce chaleur.

     Ils s'approchèrent l'un de lautre et avancèrent tout droit.
    Une étendue glacée s'ouvrait devant eux.

    Ils se mirent à patiner,légers,rapides,allègres...
    Ils dansaient,ils voltigeaient,ils s'envolaient.
    Le froid de la glace les avait mis en mouvement et au plus profond du gouffre,

    ils avaient trouvé leur unité et merveille , ils n'étaient plus désaccordés.

    Leurs  querelles s'étaient envolées dans un passé nébuleux...

    Ils se trouvèrent bientôt rassénérés et pétillants de malice grâce à cette course folle sur l'étendue  glacée...
    Alors l'oeil droit fit un clin d'oeil à l'oeil gauche et lui dit : il est temps de rejoindre nos petites maisons.
    Désormais ensemble,nous scruterons le même horizon.


    16 commentaires
  • " Un des regrets de ma vie et un regret douloureux ,

    c'est de ne m'être pas arrêté

    pour écouter trois arbres qui me faisaient signe."

                                                Marcel Proust

     

     

    " Je rêve d'un monde où l'on pourrait arrêter le premier venu,

    au tournant de n'importe quelle rue,

    et se faisant en quelque sorte, du premier coup,

    son égal par le coeur, continuer avec lui,

    sans autre étonnement, sa conversation intérieure ;

    les rares fois où Dieu m'a fait la grâce de telles rencontres ,

    j'ai découvert visiblement ce que c'est qu'aimer. "

                    Emmanuel Mounier


    10 commentaires
  • J'ai reçu ces voeux aujourd'hui même

    et je pense qu'il est bon qu'ils soient partagés.

    Ariane M. est exigeante mais elle est aussi pour elle-même

    Et quand on a eu la chance de voir jouer sa troupe, on comprend qu'il ne s'agit pas de mots dits à la va vite,

    des mots d'intellectuel...mais que ce qu'elle dit, elle s'efforce de le vivre, elle et tous ceux qui travaillent avec elle.

                             voeu2014

     

     

    Les vœux de l’an 2014 d'Ariane Mnouchkine sur Médiapart ont du souffle:


    « Mes chères concitoyennes, mes chers concitoyens,
    À l’aube de cette année 2014, je vous souhaite beaucoup de bonheur.
    Une fois dit ça… qu’ai-je dit? Que souhaité-je vraiment ?
    Je m’explique :
    Je nous souhaite d’abord une fuite périlleuse et ensuite un immense chantier.
    D’abord fuir la peste de cette tristesse gluante, que par tombereaux entiers, tous les jours, on déverse sur nous, cette vase venimeuse, faite de haine de soi, de haine de l’autre, de méfiance de tout le monde, de ressentiments passifs et contagieux, d’amertumes stériles, de hargnes persécutoires.
    Fuir l’incrédulité ricanante, enflée de sa propre importance, fuir les triomphants prophètes de l’échec inévitable, fuir les pleureurs et vestales d’un passé avorté à jamais et barrant tout futur.
    Une fois réussie cette difficile évasion, je nous souhaite un chantier, un chantier colossal, pharaonique, himalayesque, inouï, surhumain parce que justement totalement humain. Le chantier des chantiers.
    Ce chantier sur la palissade duquel, dès les élections passées, nos élus s’empressent d’apposer l’écriteau : “Chantier Interdit Au Public“
    Je crois que j’ose parler de la démocratie.
    Etre consultés de temps à autre ne suffit plus. Plus du tout. Déclarons-nous, tous, responsables de tout.
    Entrons sur ce chantier. Pas besoin de violence. De cris, de rage. Pas besoin d’hostilité. Juste besoin de confiance. De regards. D’écoute. De constance.
    L’Etat, en l’occurrence, c’est nous.
    Ouvrons des laboratoires, ou rejoignons ceux, innombrables déjà, où, à tant de questions et de problèmes, des femmes et des hommes trouvent des réponses, imaginent et proposent des solutions qui ne demandent qu’à être expérimentées et mises en pratique, avec audace et prudence, avec confiance et exigence.
    Ajoutons partout, à celles qui existent déjà, des petites zones libres.
    Oui, de ces petits exemples courageux qui incitent au courage créatif.
    Expérimentons, nous-mêmes, expérimentons, humblement, joyeusement et sans arrogance. Que l’échec soit notre professeur, pas notre censeur. Cent fois sur le métier remettons notre ouvrage. Scrutons nos éprouvettes minuscules ou nos alambics énormes afin de progresser concrètement dans notre recherche d’une meilleure société humaine. Car c’est du minuscule au cosmique que ce travail nous entrainera et entraine déjà ceux qui s’y confrontent. Comme les poètes qui savent qu’il faut, tantôt écrire une ode à la tomate ou à la soupe de congre, tantôt écrire Les Châtiments. Sauver une herbe médicinale en Amazonie, garantir aux femmes la liberté, l’égalité, la vie souvent.
    Et surtout, surtout, disons à nos enfants qu’ils arrivent sur terre quasiment au début d’une histoire et non pas à sa fin désenchantée. Ils en sont encore aux tout premiers chapitres d’une longue et fabuleuse épopée dont ils seront, non pas les rouages muets, mais au contraire, les inévitables auteurs.
    Il faut qu’ils sachent que, ô merveille, ils ont une œuvre, faite de mille œuvres, à accomplir, ensemble, avec leurs enfants et les enfants de leurs enfants.


    13 commentaires
  • au bord de  L'Eyrieux, au loin le village de Dunières

     

     

    J'ai reçu les voeux de quelqu'un qui se désolait

    Que 2014 ne rime avec aucun autre mot...

    Et le lisant, voici ce qui m'est venu.

     

    L'année 2014

    ne sera pas morose,

    pas empreinte de sinistrose.

    LOe Grand Jardinier, il fallait qu'il ose,

    a décrété qu'en 2014,

    les R seraient ignorés.

    Et donc 2014 rime avec la rose

    et en est tout parfumé.

    Et c'est pour cela , je suppose,

    qu'en 2014

    il n'y aura pas de mauvaises choses.

    C'est l'année des métamorphoses;

    Et le mal en bien devient et se pose.

     

     

    Bonne et joyeuse année à tous.

     

     


    19 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique