• Voici une histoire indienne contemporaine rapportée par Jean-Claude Carrière

     

    En Inde, les trains sont toujours bondés.

    Un jour, un passager qui était assis sur le toit même du wagon redit l'un de ses sandales, qui tomba à l'extérieur.

    Aussitôt, il saisit sa deuxième sandale et la jeta le long de la voie.

    L'un des passagers, assis à côté de lui, s'en étonna.

    L'homme lui répondit:

    _ Je n'ai que faire d'une seule sandale.

    Et si quelqu'un trouve celle qui est tombée, elle ne lui sera pas davantage utile. Autant trouver la paire!


    17 commentaires
  • Je la perçois si proche de l'invisible, de l'infini, cette ligne d'horizon

    et je me lasse pas de la regarder.

    Mais il est d'autres lignes.

    Lignes horizontales, verticales, entrecroisées.

    Lignes du cahier qui permettent d'aller droit.

    Les cent lignes données en punition par les maîtres d'autrefois...

    Lignes de la main qui permettent ,dit-on d'entrevoir son destin....

    Lignes de vie, chemins tracés

                         chemins à découvrir

    Au gré de notre fantaisie...

    Quelle ligne suivre aujourd'hui?


    18 commentaires
  •  

     

    Née en 1971 au Liban

    Diplomée de l'Ecole des Beaux Arts de Tripoli (1994)

    Elle vit et travaille dans la Drôme depuis 2002

    Chaque toile est une gestation qui aboutit à la naissance d'un nouvel être doué de sentiment.

    A l'improviste et à partir d'un fonds couleur, le sujet se profile.

    Tout est spontané, rien n'est planifié.

    Sa passion artistique est avant tout liberté, celle de rêver, d'aimer, de s'évader, de s'exprimer, de donner un sens à cette"nécessité intérieure"

    "La peinture est une part de moi-même, c'est ma sécurité, ma protection. Mes tableaux m'accompagnent, m'entourent et font partie de ma famille...comme des enfants qui, un jour doivent partir"

     

         

     La voici  Portofolio_C   


    14 commentaires
  • Au mois de juillet, Trois personnes parmi nos connaissances et amis sont  mortes.

    Pourquoi employer une métaphore alors que ce mot-là dit bien ce qu'il veut dire.

    Ils ont quitté leur corps pour aller je ne sais où

    et nous ne les verrons plus sur cette terre,

    ce qui ne nous empêche pas de les garder en nous, au plus profond de notre coeur.

    Le premier, nous l'avions revu la veille du jour où il a dû rentrer à l'hôpital...

    Quinze jours après , il n'était plus là.

    Quelle fut notre stupeur ! Certes nous savions qu'il avait un cancer, mais lors de notre dernière visite, nous  avions eu des échanges  très agréables, il avait été très content de nous avoir et nous avions bavardé allègrement...

    Le deuxième aussi  était très malade....Cela faisait bien dix ans qu'il avait cessé le travail...Il avait subi plusieurs opérations difficiles...mais il tenait debout malgré tout et il occupait bien son temps ...Il était devenu le photographe de son village et il était  là chaque fois  que quelque chose de nouveau se passait...Mais la dernière opération lui fut fatale...

    Le troisième vivait en Belgique..il y avait plusieurs années que nous ne l'avions vu et nous ne savions pas qu'il était malade

     

    Et puis de nouveau, en ce dernier jour d'été,  nous apprenons la mort d'un des meilleurs amis de jeunesse de mon mari qui venait juste de lui poster une longue lettre, lettre qu'il ne pourra pas lire malheureusement.

    Et, Un jour, ce sera notre tour, alors tâchons de ne pas gaspiller ce temps qui nous est donné, efforçons-nous de le rendre le plus vivant possible, le plus joyeux  et le plus solidaire possible...Et ne nous décourageons pas si, un jour, le courage manque


    16 commentaires
  • C'est aujourd'hui l'automne, saison mal aimée par certains.

    Certes les jours sont de plus en plus courts mais que la lumière est belle parfois

    Et puis j'aime ses couleurs et son soleil moins brûlant

    Et le jardin  est encore plein de fleurs.

    A mon retour, j'ai vu les rosiers qui avaient refleuri

    L'automne

    et des crocus qui avaient poussé un peu partout

    L'automne

    et les sauges et les yeux de Suzanne...et d'autres encore que les récentes pluies ont encore épanoui davantage...

     

    Et voici un poème de Raïssa Maritain

    L'automne

    Une branche sur l'oiseau

    Chantait en perdant ses feuilles

    l'automne tenait l'archet

    Du violon qui  gémissait

    Dans le vent venu de l'ouest

    Murmurant des choses tristes

    Et l'oiseau pleurait tout seul

    Fleurissant le sombre ormeau

    De ses larmes en corolles

    De cristal et d'or nouveau

    Et la branche et le moineau

    Dans la brume pure et  grise

    Ont marié leur nostalgie

    Au mystère de la nuit.

     


    18 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires