• " Quand le printemps est dans la rue

    On se met à la fenêtre

    Et l'on regarde passer les poèmes

    Alors on appelle le plus beau

    Et hop ! il vous saute au cou.

    C'est un paysage, un  personnage ou une image.

    Il y a là poésie à prendre.

    Je la prends

    Et la donne au papier.

    Tant pis pour le paysage."

                   Pierre  Albert-Birot

     


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  • Il était assis sur un banc, au bord d'un sentier qui longeait la Drôme...

    Son visage respirait  la sérénité.

    Il était visiblement heureux.

    Nous le saluons et engageons la conversation.

    Il nous dit que, l'an dernier, on lui a découvert un cancer de la prostate avec des métastases un peu partout que ses chances de survie étaient pratiquement nulles...A l'hôpital, on lui a dit qu'il était le champion du PSA ,on n'avait encore jamais vu  quelqu'un  avec un taux aussi élevé...

    Et pourtant, il était toujours là, à 90 ans, et il s'en réjouissait et il s'en émerveillait...

    N'avait-il pas tout ce qu'il fallait pour être heureux?

    Un banc, un paysage agréable et tranquille...Des promeneurs qui, comme lui, goûtaient le plaisir d'être là et qui parfois  s'arrêtaient pour lui parler...

    Et je songeais au poème de Nazim Hikmet:

    "La vie n'est pas une plaisanterie

    Tu la prendras au sérieux,

    Comme le fait l'écureuil, par exemple,

    Sans rien attendre du dehors et d'au-delà,

    Tu n'auras rien d'autre à faire que de vivre."

     


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  •  * Participations du 27 au 30 décembre au Tableau du Samed...

     

    Partageant sa vie entre Lyon et les Cévennes, Jacques TRUPHEMUS crée un ensemble d'œuvres intemporelles et s'inscrit dans une filiation qui va de Bonnard à Balthus.
    L'aventure de Truphémus commence avec ses visites du Musée des Beaux-Arts de Grenoble, où il découvre Picasso, Matisse, Bonnard, Soutine. Il suit ensuite les cours de peinture de l'Ecole des Beaux-Arts de Lyon de 1942 à 1945.
    Pendant plusieurs années, Jacques TRUPHEMUS peint essentiellement des paysages marins. Il saisit la lumière en pratiquant des pâtes grasses colorées.
    Après 1970, il évolue vers une écriture plus dépouillée, influencée par sa découverte du Japon. Aujourd'hui, le peintre utilise des pâtes grattées et des jus fluides afin d'exprimer des sensations, comme dans sa série des « ateliers », qui permet de moduler les nuances de lumière qui glisse sur les objets. Il laisse ainsi les réserves de blanc occuper la moitié de la toile et admet que l'essentiel réside dans la suggestion.

     

    Truphémus, La belle servante, HST, 1980
    Truphémus, La belle servante, HST, 1980
     

     

    Jacques Truphémus est un peintre discret et secret. Un homme et un artiste libre, qui ne se réclame d’aucune école. Qualifié par l’écrivain Charles Juliet de « peinture de l’intime », il reçoit les influences de Bonnard, Vuillard ou Monet pour une œuvre qui s’écarte des artifices et des apparences pour ne mettre « en lumière » que l’essentiel.
    En évoquant le bonheur calme et simple de la vie de tous les jours, ses toiles plongent le spectateur dans une atmosphère « de quiétude » hors du temps et de la réalité.

     

     

    Les sujets de sa peinture restent la nature et les humains, les gens de passage et les scènes de bistrot dans l’ordre et le désordre du temps. L’hiver, ce sont les brumes, les ocres, les serveuses, les passantes, la lumière et les effacements de sa ville, Lyon. L’été, c’est l’éclatement des Cévennes, au Vigan. Ses dernières peintures le révèlent. C’est extraordinaire de vie, de jeunesse, de liberté. Les couleurs oublient l’effacement pour l’effusion.

    Matisse, Bonnard  l’avaient précédé dans ce processus d’émancipation de tous les carcans du fait de peindre. Tout n’est que couleur, jouissance, soleil et gestualité. Une concentration de “Beau” qui, là, est moins que jamais “bizarre”. Juste sous nos yeux.

    De plus en plus, dans ses derniers tableaux, seul l'essentiel demeure : la lumière.

    "Quand on est jeune, dit Truphémus, on a la tête farcie de conventions, d'obligations, de choses qui brident, il faut du temps pour être soi-même."


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  • Se fondre dans le décor

    Jouer au passe-muraille

    Ne pas se faire remarquer

    Surtout se faire oublier

    Elle a fait ça toute sa vie

    Elle a cru que c'était ça la vie

    C'est du moins ce qu'on lui avait dit.

     

    Elle voudrait bien faire autrement

    Mais l'habitude est ancrée en elle

    Elle ne sait pas faire autrement

    Ou bien c'est le désir de changer qui n'est pas assez fort en elle

     

    Est-ce une vie de rêve 

    ou seulement une vie rêvée,

    une vie de passe-muraille ?

     

    Elle est là sans être là

    Elle est ailleurs

    Ailleurs c'est bien plus beau

    Tout le monde le sait.


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  • Ils sont quatre, ils ont de belles voix, du rythme, de l'humour...Leur spectacle est presque entièrement improvisé  mis à part "A la claire fontaine" qu'ils nous ont chanté à leur façon...On peut donc les voir plusieurs fois, ce sera chaque fois différent...Ils savent faire participer leur public.

    Nous avons eu le bonheur de les entendre : spectacle chez l'habitant, comme cela se fait  souvent dans  notre région.

    Après le spectacle, nous partageons ensemble  ce que chacun a apporté et nous pouvons  rencontrer les artistes et c'est vraiment un bon moment

      

     Kapalam se situe entre le spectacle clownesque et la performance artistique et vocale. A capella, avec seulement leur voix, ces quatre personnages vont improviser dans un cadre pré-réglé, une sorte de règle du jeu ; le champ libre ainsi créé leur permet de formuler et de proposer des chants inédits qui les surprendront eux-mêmes. Le concert que vous allez entendre est donc unique et sans aucun doute exceptionnel. De la musique intuitive aux influences multiples et variées : chansons traditionnelles, chants populaires, chant pygmée, Europe de l’Est, Inde... Musique contemporaine, culture techno, jazz, rock, funk, pop, etc…

     


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