• "Toute joie est neuve et toute joie renouvelle.

     

    La  souffrance est pire à imaginer qu'à vivre.

    La joie est meilleure à vivre qu'à imaginer.

     

    La joie c'est plus que le courage, c'est l'absence de peur. C'est l'absence de peur et l'absence de courage

     

    Il faut une certaine qualité d'abandon à la joie, quand la souffrance exige une certaine résistance.

    Mais la joie qui a risqué un certain abandon à la souffrance surpasse toutes les autres."

                                           Mathieu Térence (Petit éloge de la joie)

     

    "La joie est le passage de  l 'homme d'une moindre à une plus grande perfection."  Spinoza


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  • Hier, j'ai lu ce livre d'une traite...Je croyais  avoir, entre les mains, un livre de philosophe..                                   Capture d’écran 2014-11-20 à 15.23.15

    Charles Pépin est un philosophe..

    .Mais non, c'est un roman, une fiction..

    .Pourquoi pas? Les romans peuvent très bien alimenter notre réflexion...

    Mais, quand même pour nous parler de la joie: nous embarquer avec un personnage qui va tous les jours à l'hôpital voir sa mère agonisante...Cela étonne un peu! Certes, il va aussi voir sa petite amie...et ce sont des moments intenses et joyeux...

    Mais  nous ne sommes pas au début de nos surprises...D'autres tristes événements vont suivre...Et l'on peut se dire que notre héros n'a décidément pas de chance et qu'il ne mérite pas un tel sort....Mais lui demeure dans une bonne humeur inaltérable

    Il a une force colossale : il ne vit que dans le moment présent et accepte ce qui lui arrive et y trouve son bonheur même dans l'adversité la plus complète.

    Une chose certaine, c'est ce livre se lit allègrement !

     

    Je vous donne quelques extraits de ce que dit le philosophe lui-même de son livre

    "La joie, c'est sentir que l'être au monde est un miracle. Et c'est en cela qu'elle est mystique...et accessible à tous/ quand plus rien n'est possible, la joie l'est encore

    Plus la vie est dure, plus on a la possibilité d'approcher de la joie pure...

    La joie n'est pas attachée à" mon petit moi"...c'est la joie du monde: comme si, à travers moi, le monde se réjouissait d'exister.

    Mon personnage, Solaro, dit que l’espoir fait mourir. Ce qui fait vivre, c’est le réel, ici et maintenant. Il faut aussi réaliser que notre existence est un miracle et savourer la joie d’être vivant. Toute joie contient une dimension métaphysique. Enfin, il faut avoir conscience de posséder cette ressource pour pouvoir la ressentir à nouveau. Plus on est joyeux… plus on est joyeux. "
     

     


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  • "Quiconque veut sauver son âme la perdra.

    Si vous retenez votre souffle, vous le perdez.

    Et quand vous essayez de couler, vous flottez.

    Si vous vous justifiez, vous ne convainquez personne;

    Et pour connaître la vérité, il faut se débarrasser de la connaissance.

    Et si vous voulez être créatif, faites le vide.

    Vous ne découvrirez l'infini et l'absolu qu'en acceptant les limites du monde dans lequel nous vivons

    Vous ne reconnaîtrez le mystère de l'univers qu'en comprenant que vous ne savez rien sur lui.

    C'est seulement au travers du silence que l'on peut découvrir quelque chose de nouveau dont parler."

                                  LAO TSEU


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  • Et voilà je m'évade !

    sans cesse je m'évade !

    Les autres croient que je suis là.

    Illusion !  Ce n'est qu'une apparence !

    Moi, je ne suis pas là,

    avec ces gens qui m'ennuient , me contredisent ou  se moquent...

    Je m'évade et je crée dans mon for intérieur  un entourage à ma convenance...

    Ainsi, je ne souffre pas des contraintes que l'on veut m'imposer...

     

    Je voyage dans ma tête comme je veux et quand je veux.

    Personne ne peut m'enchaîner.

    Vous allez croire que je suis l'être le plus libre qui se puisse exister...

    Je l'ai cru aussi peut-être

    Mais je m'aperçois , à présent, que cette prétendue liberté

    ressemble à une fuite....

    Je m'aperçois que, bien souvent, je voudrai rester là où je suis,

    car les gens qui m'entourent sont charmants et attentifs...

    Et, pourtant, malgré moi, le pli est pris,

    je m'évade et vais caresser mes mes chimères...

    Et je m'attriste ensuite  d'avoir manqué la rencontre...

     

    Ainsi me parlait  un ami... et il semblait  très triste...

    Pourtant , ce jour-là, il ne s'était  pas évadé,

    nous nous étions réellement rencontrés;

    J'en étais heureuse et il pouvait l'être aussi.


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  •  

    * Participations du 27 au 30 décembre au Tableau du Samed...

     

     

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    Edouard Manet,Stéphane Mallarmé,© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski

    Ce tableau est peint en 1876 et se trouve au musée d'Orsay

     

    " Partagé entre sa vocation de poète et son métier de professeur d’anglais, Stéphane Mallarmé a beaucoup fréquenté les salons parisiens, hauts lieux de la vie littéraire et artistique de son époque. En 1873, il y rencontre Édouard Manet, qui devient son plus fidèle ami, et découvre à travers lui les préoccupations de la nouvelle génération de peintres dont il se sent aussitôt très proche. Acquis à la cause de la modernité, Mallarmé devient même l’un de ses plus fervents défenseurs en publiant des articles dans lesquels il exprime son admiration pour Manet et sa réflexion sur l’impressionnisme, qu’il considère alors comme « le principal et l’authentique mouvement dans la peinture contemporaine ». Pour le remercier de son précieux soutien, Manet puis Renoir ont illustré certains de ses poèmes et réalisé son portrait.

     

     Pendant dix ans, en sortant du lycée Fontanes (aujourd’hui Condorcet), Mallarmé rejoint quotidiennement Manet dans son atelier où les deux hommes prennent plaisir à discuter... Plongé dans ses pensées, il semble même oublier qu’il est observé par son ami. La touche de Manet est rapide et légère pour mieux saisir le poète dans ce moment de rêverie intellectuelle et évoquer très justement l’univers évanescent des poèmes de Mallarmé.  De tous ses portraits d’écrivains, c’est sans aucun doute le plus réussi car il rayonne de l’amitié et de la complicité qui unissaient les deux hommes."

                                                                                                Fleur Siouffi

     

     

    "Portrait de l'amitié, de leurs échanges de haute tenue. On croirait qu'il saisit la pensée en train de penser.Ce portrait de Mallarmé raconte aussi leur amitié. Manet ne s'y représente pas mais c'est comme si on le voyait. On les sent si proches, en train de fumer, de parler, de réfléchir, de rebondir l'un sur l'autre. Proches à se toucher. Manet a peint l'âme de Mallarmé..

    Mallarmé pense, Manet peint. On y est.Pour marquer l'intimité, le peintre use du plus petit format possible, rendant la proximité évidente."                                              Sophie Chauveau (Manet le secret)


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