• J'apprécie beaucoup vos commentaires même si j'y réponds assez rarement directement.

    L'autre jour, à l'article "Le temps d'une vie", l'un d'eux m' a particulièrement questionné , le voici:

     

    "Quelles belles et intéressantes interrogations ! Qu'ai je fait de ma vie ? Tout le monde devrait s'interroger sur son passé, son vécu pour voir devant lui afin de mieux goûter la beauté de la vie qu'elles que soient nos peines.

    S'interroger sur soi permet d'apprécier notre responsabilité personnelle dans nos relations avec le monde.

     

    Les guerres entre les hommes continuent avec une barbarie qui ne baisse jamais la garde. Elles continuent parce qu'il manque un savoir raisonné, une interrogation de chacun sur ses propres pensées. Nous sommes pratiquement tous des criminels. Combien d'entre nous appelons à la paix ?"

     

    C'est vrai, je suis d'accord, nous sommes responsables

    et le monde, tel qu'il est, c'est nous qui l'avons construit..en partie

    et avant de vouloir changer le monde, changeons nous nous-même...

    Et quelqu'un a dit, je ne sais plus qui :"celui qui ne sait pas est un ignorant mais celui qui sait et qui ne fait rien est un criminel"

    Hors, de nos jours, si nous voulons savoir ce qui se passe dans le monde, nous sommes informés

    Et que faisons-nous pour que la paix vienne? Rien ou peu de chose

    Nous sommes donc tous des criminels...

    Mais quand nous avons dit cela, sommes-nous plus avancés?

     

    Certes, une prise de conscience est nécessaire, c'est le début de toute action...

    Mais se reconnaître comme un criminel, va-t-il nous aider à agir?

    Il me semble que cela va plutôt nous désespérer et nous rendre apathiques...

    Si nous sommes si mauvais, à quoi bon vivre?

    Ou, si nous sommes si mauvais,, ne nous préoccupons plus des autres, vivons selon notre bon plaisir et essayons d'oublier tout ce qui nous encombre

    Car si nous avons une si mauvaise opinion de nous-mêmes, si nous nous aimons si peu, comment pourrions-nous aimer les autres et songer à leur bien-être?

    Alors, au lieu de nous culpabiliser à outrance, peut-être vaut-il mieux faire le pari de la bienveillance

    envers soi-même et envers les autres, croire que les hommes peuvent être bons et fraternels

    et tenter de l'être le plus possible là où nous vivons.

     

     

     


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  • Hélène Duclos

     

    Hélène Duclos

    J'ai vu son exposition la semaine dernière

    ce sont des tableaux à regarder de près,

    on ne sait pas toujours si ce sont des êtres humains vivant sur terre ou dans un autre monde,

    peut-être appartiennent-ils  à la faune animale,

    c'est curieux, ce n'est pas inquiètant

    Cliquez pour voir l'album : Hélène Duclos

     

    "Née à Boulogne-Billancourt, j'ai grandi au sein d'une grande fratrie entre la Seine et la forêt de Fontainebleau. Après des études dans la section création textile à l'Ecole Supérieure d'Arts Appliqués à Duperré, je pars en voyage en haute-mer sur un petit bateau. Mes pérégrinations au large des côtes de la France, de l'Espagne, des Canaries, du Cap-Vert et de l'Afrique se termineront par un naufrage. De retour en France, je m'installe à Montpellier et intègre un lieu collectif dans lequel je commence à peindre. J'ai alors l'occasion de collaborer avec des artistes du spectacle vivant et je co-fonde une compagnie de spectacle de rue dans laquelle j'imagine des décors, des costumes et des installations. Puis ma rencontre avec Hélène Laflamme, peintre et Michel de Mayer, facteur de clavecin est décisive : j'ai la possibilité de m'installer chez eux, à Crest, dans la Drôme et d'apprendre la technique ancienne de peinture à l'huile sur bois enduit. Ainsi pendant 2 ans, je bénéficie de leurs conseils et de leur soutien. C'est à ce moment, en 2001, que je commence à exposer régulièrement mon travail. Je complète mes savoir-faire au Vietnam, lors d'une résidence de 3 mois auprès d'un maître-laqueur. J'obtiens une bourse en 2003 pour la réalisation de ce projet. Les histoires entendues dans ma jeunesse et les objets rapportés de ce pays sont des éléments importants de la construction de mon imaginaire et de ma créativité.

     

    La peinture, qui occupe alors un grand espace dans ma vie laisse place peu à peu à d'autres supports de création : le papier et le textile me donnent de nouvelles inspirations. Je dessine et me forme à la grvure (taille-douce). Je retrouve mes anciennes préoccupations avec le textile et commence à élaborer des broderies particulières où se mêlent le dessin, différentes techniques de broderies et de teintures. La peinture, le dessin, la gravure et la broderie avancent ensemble sur mon territoire d'exploration.

     

     

     

    Cet ensemble s'inscrit aujourd'hui dans le paysage artistique contemporain : j'expose dans des galeries en France, en Belgique, en Allemagne, Hong-Kong, Manille, Chine. Mes peintures et broderies font parties de collections publiques (Musée du Mans) et privées en France, Belgique, Allemagne, Suisse, Pays-Bas, Canada, Etats-Unis.

     

    Je fais également partie de l'association Rémanence, association réunissant une vingtaine d'artistes internationaux ayant pour but d'organiser des expositions et de croiser les regards sur l'Humanité.

    Aujourd'hui, je vis et travaille dans la Drôme avec mon compagnon et nos deux enfants."Huile sur toile 73x92 2014

                                      

     

     

     m-HSP017-2013-24X32

     

    Voici ce qu'elle dit elle-même de son travail

    "De saisons en saisons, mon œuvre se construit  autour des représentations de l’humanité. Je m’interroge sur les densités, la démographie, les familles, la répartition des communautés et groupes qui la constitue et sur ce qui crée la cohésion (rituels, contes, mythes, transmissions...) ou au contraire qui la brise ou l’entrave (mouvement des peuples, exils, émigrations...). Je m'interroge aussi sur la question du genre : le masculin et le féminin peuvent-il être encore définis comme des genres di

     

     

    Mes sources sont matières vivantes, documents sonores, écrits, filmés… De l’histoire individuelle aux grands chocs et mouvements collectifs. J'utilise la toile comme un espace de lâcher prise, mon tableau se construit toujours au fur et à mesure, dans un processus d'improvisation. L'improvisation n'étant possible qu'en ayant auparavant accumulé des "outils" forgés par les émotions, les connaissances, les expériences.

     

    J'utilise la peinture, la matière, comme un "révélateur" de ce processus.

     

    Je construis cette œuvre au long cours sans suivre de plan mais guidée par des intuitions. Je veille à ouvrir ma recherche dans plusieurs directions pour que des portes s'ouvrent sur des chemins inconnus, à explorer. Les titres, donnés après que les tableaux soient achevés, laissent entrevoir une architecture du vertige, du tragique et de la comédie.
    Depuis quelques temps, je complète cette œuvre picturale par un travail graphique : le dessin, la gravure et par la reprise du travail du textile. J'élabore des broderies dans lesquelles je mêle dessin et travail du fil; elles sont directement inspirées de mes peintures. Ces broderies sont réalisées sur des pièces de tissus ou des pièces de vêtements souvent anciens, usés par le temps. Les broderies apportent à ma recherche une dimension intime et poétique.

     


    A propos de la délicatesse
    J'aime la finesse, la miniature, l'imperceptible. Je cherche dans ces dimensions-là, le remarquable, l'extraordinaire. Cela provoque parfois des senstions vertigineuses comme lorsque quelque chose s'ouvre et libère de la place pour recevoir du nouveau.
    J'affectionne particulièrement les outils très fins, je les recherche même et je réalise des grands et des petits formats. Cela m'intéresse de confronter les échelles et de montrer que le moindre détail a son importance pour l'harmonie et l'équilibre."

    Hélène Duclos, mars 2013

    m-HSP021-2013-24X32

     les barques nocturnes (huile sur papier)

     

    Elle va exposer en septembre à Paris puis à tours à la fin de l'année.

    Un livre"Polysémies" réunit un grand nombre de ses oeuvres.

     

    Cet article est pour "le tableau du samedi"

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • Cette berceuse de Marie Noël m'accompagne  depuis longtemps,

    je l'avais un peu oubliée

    et voilà qu'aujourd'hui, elle me revient en mémoire

    et je la trouve toujours aussi belle, aussi juste

     

    Dors, maintenant, dors...Détâche de ton âme,

    Les pensers volants, le bruit du jour, la flamme.

    Laisse le temps s'en retirer tout bas.

    Hier n'est plus, ce soir n'est rien, demain n'est pas.

     

    Dors, maintenant, dors...ce n'est rien que la vie.

    Rien...cette minute expirante déjà suivie

    D'une autre....Enfant, quels vains effrois

    On n'endure jamais qu'un moment  à la fois.

     

    Dors, ne tourne pas ton coeur pâle en arrière.

    Dors, ne penche pas en avant ta lumière

    Fol est qui souffre au-devant de l'instant

    Le malheur d'aujourd'hui n'en demande pas tant.

     

    Dors, n'attends rien, dors...Prends ce que Dieu te donne.

    dors, laisse s'en aller l'amour qui t'abandonne.

    Aime toujours. Va, pauvre enfant peureux

    On n'a pas besoin du bonheur pour être heureux.

     

    Va, tout ira bien , dormons...après qu'importe

    Je vois du soleil sur le seuil de la porte

    Juste de quoi poser le pied pour un seul pas

    Pour le second, il est trop tôt, ne cherche pas.

     

    Dors, la paix sur nous sera bientôt levée

    Dors, la Mort sera tout à l'heure arrivée

    laisse-toi porter par le temps quui court

    Il sait la route, dors...Vivre et mourir est court."      MARIE  NOEL

     

    Elle avait découvert elle aussi la nécessité de vivre dans le moment présent, de pratiquer le lâcher-prise, l'abandon confiant . J'aime particulièrement la quatrième et la cinquième strophe.

     

     


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  • A nouveau, je suis dans ma voiture

    et je tombe par hasard sur Guillaume Gallienne

    lisant "L'amant de lady Chatterley"

    et de nouveau le charme opère...

     

    Encore un livre lu quand j'avais dix-huit, vingt ans...

    un livre qui me rappelle de bons souvenirs, des émotions fortes

    Il me faudra le relire, tentée de comparer mon ressenti actuel avec celui de ma jeunesse

    Mais est-ce possible?

    Notre mémoire est-elle fiable?

    N'a-t-elle pas tendance à transformer nos souvenirs selon notre humeur du moment, selon notre état actuel?

     

     

    Et puis je me demande : qu'ai-je fait de tout ce temps passé?

                                             l'ai-je vraiment vécu?

                                            ai-je su l'apprécier en dépit des moments difficiles ?

                                            ai-je su le faire fructifier?

     

    Et que vais-je faire de celui qui reste?


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  • Les souvenirs se font la malle

    C'était là,  dans cette bâtisse,

    que s'est déroulée

    pour la dernière fois cette année

    ce spectacle "Les souvenirs se font la malle"

    Mais cela fait 5 ans que Denis Deroux la joue.

    Il y a eu 120 représentations et 17000 spectateurs

    et l'an dernier elle a été jouée à Avignon

     

    Les souvenirs se font la malle

    Tout d'abord, cerise sur le gâteau,

    nous avons pu apprécier les chansons de Bruno Deroux,

    le frère du comédien auteur.

    Il s'accompagnait à la guitare

    et son neveu Vincent jouait de la trompette...

    Ici nous sommes en famille.

     

    Les souvenirs se font la malle

    Puis, Denis Deroux commence son histoire

    Ce n'est pas exactement la sienne

    C'est celle de son grand-père : Paul

    et c'est à partir de ses lettres et de ses chansons trouvées dans une malle , au grenier

    que Denis Deroux a construit son scénario...

    Il a un peu évolué au cours des années

    car parfois, les spectateurs participent...

    Aussi certains sont revenus plusieurs fois...

    Il faut dire que notre comédien amateur est très connu

    puisqu'il a été maire de son village

    et qu'il est aussi brancardier...

    Les souvenirs se font la malle

    Il nous égrène ses souvenirs :

    écolier, soldat, amoureux, paysan....

     

     

    Les souvenirs se font la malle

    Chacun peut se retrouver un peu dans ce parcours de vie

     

    Les souvenirs se font la malle

     

    Les souvenirs se font la malle

    Le tout est mis en scène avec simplicité, tendresse et humour

     

    Les souvenirs se font la malle

    Il a un tel plaisir à partager avec nous

    tous ces souvenirs

    que c'est communicatif

    et nous passons un bon moment...

    Pour l'an prochain, il prépare une autre pièce.

     

     


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