• Un vent  irritant  s'était déchaîné tout au long du jour.

    Je m'étais isolée à l'intérieur...

    Vers le soir je me décide à sortir...

    J'ai justement un livre à prêter à une voisine qui habite le haut du village...

    Je rencontre d'abord une jeune dame qui habite  quelques maisons plus loin et qui est venue laver sa voiture avec l'eau du bassin....Puis quelques mètres  après, des gens nouvellement installés sortent de chez eux...Nous nous saluons, c'est la première fois que je vois leur visage...

    J'arrive chez la personne à qui je prête le livre...Nous bavardons un bon moment..de nos lectures réciproques, de tout et de rien, du voyage qu'elle vient de faire, des petits enfants..

    En sortant de chez elle, il y a  trois autres personnes du village qui bavardent et plaisantent...

    Je continue mon chemin avec l'une d'elles, le seul homme du groupe, il rentre chez lui lui aussi, accompagné de son chien;

    Nous continuons la conversation.

    Il me dit qu'il aimerait bien, si une autre vie lui est accordée, renaître sous la forme d'un chien

    et il regarde le sien.

    Oui, dit-il, être dans ce village où je suis bien, et je veux être heureux, être un chien qui attend seulement de la nourriture et ques caresses...Tu vois, ce n'est pas juste, hier quand je suis arrivé au repas de la fête de l'école, mon chien a pu quémander sans que personne n'y trouve à redire....et même sans qu'il ne demande rien , il a reçu des calins sur le dos...Moi, personne ne m'en fait...

    Nous avons ri et chacun a poursuivi son chemin mais non, décidément, si je devais renaître,  bien que l'être humain soit capable de merveilles  mais aussi des pires atrocités...oui, si je devais renaitre, je préférerais me retrouver dans la peau d'un être humain.

     


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  • " L'instant pour l'instant ne m'intéresse pas. L'instant ne me touche et ne devient mon sujet que quand il est fragile, menacè, enrichi de tous les instants plus forts qui l'ont précédé. J'ai écrit quelque part : "Le bonheur, c'est d'avoir quelqu'un à perdre.". Sans trop me parodier, je pourrai dire aussi : l'écriture est une enfance à regagner."

                       Philippe Delerm (L'écriture est une enfance page 86)

     


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  •                                          partipations en cours      

     

                                               

     

                                                

    Œuvre la maison du pendu paul cézanne  La maison du pendu

     

    Né à Aix en 1839, mort à Aix en 1906, Cézanne à toujours été profondément attaché à sa Provence natale.
    "Quand j'étais à Aix, il me semblait que je serais mieux autre part, maintenant que je suis ici, je regrette Aix.
    Quand on est né là-bas, c'est foutu, rien ne vous dit plus".
    Cézanne, en grand observateur de la nature, connaissait parfaitement la géologie de son pays. Les chemins de la campagne aixoise qu'il arpente dès l'adolescence avec Emile Zola, n'ont plus de secret pour lui. Ses pas le conduisent sur les bords de l'Arc, sur la route du Tholonet, au cœur des carrières de Bibémus, sur la colline des Lauves, dans les champs qui entourent le Jas de Bouffan et dans les pinèdes de la colline de Valcros, à proximité des bastides de Bellevue et de Montbriand. Partout la Sainte-Victoire domine le paysage. Il en fera son motif de prédilection : 44 huiles et 43 aquarelles témoignent de son attachement à la montagne.
    Lorsque Cézanne n'est pas à Aix, il vit et travaille à L'Estaque, petit village de pêcheurs sur les bords de la Méditerranée ou à Gardanne où il s'installe avec compagne et enfant entre 1885 et 1886.
    Inlassablement il peint la nature provençale. Ses paysages sacralisés sont aujourd'hui conservés dans les grands musées internationaux ou des collections particulières.

     

      autoportrait

     

     

    portrait.

    Les                                       grandes baigneuses

     

     

     

     

     

     le vase de tulipes

     

    " L'art est une religion. Son but est l'élévation de la pensée."   Cézanne

     

    "Cézanne ne cessait de répéter : il faut travailler, il faut travailler.

    On peut prolonger sa pensée en ajoutant : travailler sur la toile pour travailler en lui-même.

    Pour être plus libre, plus vaste, plus riche, mieux armé, mieux centré. Pour vivre dans une croissante intimité avec lui-même.

    Pour s'approcher davantage de cet absolu continûment et  et douloureusement poursuivi.

    Pour vivre à la pointe de lui-même, et dans une tension extrême, capter et figurer l'infiniment subtil."

                                         Charles Juliet

     

     

    atelier

    Atelier Cézanne
    9 avenue Paul Cézanne
    13090 Aix-en-Provence


    Tous les admirateurs de Cézanne le savent bien c’est ici que l’on ressent avec le plus d’intensité la présence du peintre. En novembre 1901, Cézanne achète à Joseph Bouquier, une petite propriété de campagne entourée de 7000 m2 de terrain agricole, planté d’oliviers et de figuiers, bordé par le canal du Verdon, sur la colline des Lauves. Le chantier achevé après dix mois de travaux, Cézanne écrit à sa nièce, Paule Conil, le 1er septembre 1902 : «  La petite Marie a nettoyé mon atelier qui est terminé et où je m’installe peu à peu ». Il rassemble entre ces murs, avec son matériel de peintre, tous les objets qui lui sont chers et qu’il met en scène dans ses dernières natures mortes. Tous les jours, inlassablement, Cézanne quitte son appartement de la rue Boulegon pour venir travailler dans son grand atelier à la campagne. Il se lève très tôt, va à son atelier en toute saison, de six heures à dix heures et demie, revient prendre son repas à Aix, et repart aussitôt après au « motif » ou paysage jusqu’à cinq heures de l’après-midi. Des dizaines d’œuvres, aujourd’hui conservées dans les grands musées du monde, dont ses dernières « Grandes Baigneuses », ont été peintes dans cet atelier de lumière et de silence. (Vikipédia)

     

     

    J'espère, un jour, pouvoir visiter ce lieu

     

     


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  • C'est un texte écrit en juillet 1990 et qui ressort aujourd'hui par hasard

     

    Les relations humaines m'ont toujours beaucoup questionné par leur complexité.

    Finalement il est quatre positions : on est soit la victime, soit le bourreau, soit le spectateur, soit le simple.

     

    La victime :

    Oh ! la rage d'être impuissant!

    Et quand la victime révoltée sort du trou

    qu'elle prenne garde à ne pas devenir bourreau

    tant le besoin de revanche peut nous posséder

    surtout si l'on n'en est pas conscient

     

    Le bourreau :

    La position du plus fort n'est pas enviable

    Il doit toujours se battre pour la conserver, agresser l'autre le premier pour garder l'avantage

    Et plus on le croit puissant et plus il tremble de peur au fond de lui.

     

    Le spectateur :

    Il a retiré son épingle du jeu

    Il regarde tantôt se projetant dans la victime, tantôt se projetant dans le bourreau, mais lui où est-il?

    Eternel absent

     

    Le simple

    Il accorde à chacun une place égale à celle qu'il s'accorde à lui-même sans que l'autre la revendique et il peut s'établir avec lui dans un échange réciproque : recevant ce que l'autre lui donne et donnant lui-même de sa personne .

    Les rapports sont riches, les conflits existent parfois et sont affrontés sans drames comme étant la vie tout autant que l'harmonie. Mais il est un temps pour l'harmonie et un temps pour le conflit et c'est dans ce va et vient continuel que la vie se déroule avec des poussées parfois douloureuses mais sans heurt destructeur.

    Longtemps, j'ai cru qu'en prenant le parti de la victime, j'épousais à coup sûr le parti le plus juste.

      A présent, je crois que le bourreau lui aussi est victime, esclave de son besoin de toujours prouver son pouvoir sous peine de ne plus exister...et je sais maintenant que la victime parfois se transforme en bourreau.


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  •  

    Dans cent ans qu'aimeriez-vous que l'on dise de vous?

    -J'aimerais que l'on dise : "il se porte bien pour son âge !"

                                         WOODY ALLEN

     

    Une admiratrice de barbey d' Aurevilly s'employait vraiment à le séduire

    - Enfin,Maître, finit-elle par lui dire, je ne vous inspire donc rien?

    - Si,madame, répondit-il , et un sentiment fort noble : l'horreur du péché .

     

    Monsieur Guitry, comment voyez-vous la vie amoureuse?

    - C'est très simple : on se veut et on s'enlace ;

    puis on s'en lasse et on s'en veut.


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