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    "Celui qui voyage

    avec les yeux du dimanche

    sur l'aile penchée des paroles,

    connaît le visage des choses

    et le chant

    qui monte

    entre les saules

    quand le silence se fait grand."

     

    André Rochedy


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  •     http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=1OADGDVlXQU

                                                      cliquez sur ce lien et vous verrez la bande annonce du film

     

    J'ai vu ce film hier soir.

    C'est un très beau documentaire.

    Claus Drexel nous donne à voir ces laissés pour compte que l'on préfère souvent ne pas voir, ne pas entendre.

    Il les a côtoyés pendant plusieurs mois pour qu'ils leur accordent leur confiance.

    Il leur a donnés la parole et leur cohérence, leur sagesse parfois donne à penser.

    Il leur redonne leur dignité.

    Ce n'est jamais moralisateur ni larmoyant.

     

     

     

    Une scène du film documentaire français de Claus Drexel, "Au bord du monde".C'est un passage d'un article du Monde parlant de ce film

    "Pour Noël, Pascal a décoré sa maison. Tout autour de l'entrée il a disposé des guirlandes, des petites boules rouges, des colifichets qui brillent, qui donnent à cette construction de bois et de carton nichée sous un pont un joli petit brin de fantaisie. Cela lui a pris des années, mais il l'a rendue mignonnette. Recouverte de sa tenture marocaine, loupiotes électriques à l'intérieur, petite table dehors pour boire un coup avec les visiteurs de passage, elle ressemble à une cabane de conte de fées. L'antre d'un magicien ermite, ou d'une sorcière amicale.

     

     

    Pascal converse avec Claus Drexel, l'auteur de ce beau documentaire révélé en 2013 par l'Acid (Agence du cinéma indépendant pour sa diffusion), la petite section résistante du festival de Cannes. On comprend qu'ils ont passé du temps ensemble, beaucoup plus que ce que montre cette séquence, dans laquelle Pascal évoque les regards qui se détournent parce qu'il est insupportable à des gens qui ont un toit de voir la réalité de ceux qui n'en ont pas. « Ils nous rendent invisibles », dit-il en substance. Mais c'est Noël. Une femme lui a apporté une langouste et il s'est fait un gueuleton le 24 décembre. Il a passé sa soirée en pensant à elle.

    PAROLE DE SDF ET SPLENDEUR DE LA CITÉ

    Comment est-il arrivé dans la rue? Ce n'est pas le sujet de ce film qui met en lumière le présent de quelques uns de milliers de gens qui, comme Pascal, vivent dans les rues de Paris. Claus Drexel en a rencontré beaucoup, pour finalement se centrer sur treize personnes. Onze hommes et deux femmes dont les habitats de fortunes vont de la bouche d'aération à la maison en dur bricolée sous un pont, en passant par diverses cabanes, tentes, campements de fortune sur les quais de Seine.

    Les lieux où il les filme sont splendides, surtout la nuit, quand les éclairages publics répandent leur lumière dorée et que le réalisateur allume sa caméra. C'est la ville lumière, tout en sculptures et en dorures, le Louvre, l'île Saint Louis, l'Arc de Triomphe, la Grande Bibliothèque, le Jardin des Plantes... Claus Drexel filme un Paris vide, déserté par tous sauf par ses SDF, qui reprennent enfin leurs droits. En leur donnant les clés de la ville, il leur rend leur visibilité.

    La parole de ces hommes et de ces femmes se déploie dans le silence, glisse sur les parois des monuments, recouvre de sa gravité la splendeur de la cité endormie. Le dispositif magnifie ces personnages ; la qualité d'écoute du cinéaste exalte leur singularité : la passion de celui-ci pour la presse, le tranchant de son analyse politique ; l'humilité bravache de celui-là, migrant qui s'estime heureux d'être arrivé en France, mais qui flanche quand des policiers veulent le déloger de son coin, où il ne gênait personne… Le registre de la conversation instaure un rapport d'égalité presque amical entre le filmeur et les filmés. Aucun ne se plaint. L'humour vient naturellement ; la colère aussi. Sous le charme, le spectateur ne peut détourner le regard, et n'en a nulle envie. Le temps du film, ces SDF ont quitté l'état de spectre. Ils sont devenus ses frères."


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  • Dans son journal, le dernier tome qui se nomme"Apaisement"

    Charles Juliet raconte cette histoire

    Une vieille dame impotente vit seule dans son appartement.

    D'ordinaire, elle n'ouvre pas sa porte aux inconnus

    mais ce jour-là, l'homme qui sonne insiste, dit qu'il doit lui faire signer un papier urgent, elle le croit et elle ouvre.

    Ce n'est pas le facteur, cet homme cherche de l'argent pour s'acheter de la drogue.

    Cette dame  a eu un fils qui, après des années d'errance, est mort de la drogue...

    Alors, au lieu de s'affoler pour elle,  elle s'apitoie sur le sort de cet homme, lui explique

     

    "qu'il ne faut pas se droguer, que c'est mal, que son fils en est mort.Mais l'homme se fait pressant.

    elle lui explique encore qu'elle n'a pas d'argent et elle le sermonne , l'adjure de ne plus se droguer.

    Qu'il pense à sa mère, à ce qu'il lui fait subir. Soudain, l'homme s'agenouille et pose sa tête sur les genoux

    de la vieille dame. Elle lui caresse les cheveux tout en le suppliant de partir car, ajoute-t-elle, elle  a peur de lui.

    L'homme se lève, tire de sa poche une image religieuse, la lui offre, puis il prend la porte."( Apaisement page 131)

                                                                                                                                              Charles Juliet

     

    Je lis cette histoire et je me dis que cette vieille dame , parce qu'elle a su rester elle-même, authentique et attentive à l'autre, malgré sa peur, elle a réussi à émouvoir cet homme et à le rendre inoffensif.Qui l'eut cru,

     


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  • > "Ta copie vaut 13, mais je t'ai mis 12, pour ne pas te porter malheur


      "Élève surtout utile l'hiver, pour chauffer la pièce de sa présence."

      "Non, non, ce n'est pas une classe de rameurs. La preuve ? On fait du sur- place."

      "Élève violemment amnésique : oublie ses leçons, son matériel et surtout la raison de sa présence au lycée

     
     "Il y a des jours où on est heureux sans savoir pourquoi. Pour Mathilde, c'est pareil : on est heureux qu'elle soit en 1ère, mais sans savoir pourquoi. 
      "Même à l'oral, il fait des fautes d'orthographe


      "Conclusion d'un conseil de classe : "On dit souvent que l'Éducation Nationale manque de moyens. Ce n'est pas le cas dans cette classe, il n'y a que ça !"

      "Rendons-lui justice : il arrive fréquemment en retard à mes cours, mais, du coup il est très en avance pour le cours suivant."
     

    "Soyons positifs : il rend peut-être ses copies blanches, mais jamais en retard."
     
      "Bien parti pour réussir à rater son année."
     
    "N'a jamais ses crayons, n'a jamais ses cahiers, n'a jamais ses livres, mais a des circonstances atténuantes : n'a jamais son cartable."
     
      "Au conseil de classe, j'ai dit qu'il y avait beaucoup d'élèves en difficulté. Maintenant qu'on est entre nous, je traduis : vous êtes une bande de grosses feignasses !"

      "Lundi, photo de classe. Surtout ne vous entraînez pas à sourire pendant le week-end, il faut qu'on vous reconnaisse  
    >

    "C'est pour éviter d'être ébloui par mon cours que tu gardes tes lunettes de soleil ?"





     

       

     

     
     
     

     

     

     

     

     

     

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    Je vous ai déjà présenté quelques-unes de ses toiles

    mais les sujets qu'il aborde sont si variés qu'on ne peut tout dire en un article.

    Il nous présente la vie dans toutes ses formes et ses mouvements.

    Elle s'en va la jeune fille, le vent  fait froufouter la jupe,

    et peu importe où elle va, elle est ne mouvement.

     

     

    Ici, c'est la maman de l'artiste à plus de quatre-vingt dix ans,

    tout aussi intense même si le mouvement est apaisé.

     

    De nouveau, le mouvement dans toute  sa prestance, sa vigueur;

     

    La moto, c'est  la liberté, la vitesse

    mais elle ne peut avancer toute seule,

    il faut un être humain pour faire corps avec elle.

     

    Ici, l'artiste a fait son autoportrait

     


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