• Ils sont âgés, ils ne se déplacent plus guère l'un sans l'autre...

     

    Ils ont bien cinquante ans de vie commune, peut-être même soixante.

     

    Toujours affables et souriants;

     

    Un jour, je me trouve avec eux aux restos du coeur.

     

    Nous mettons des friandises dans des petits sachets qui seront distribués l'après-midi,

    nous entendons un rire qui fuse pas loin de nous....

    Et lui me dit, avec un sourire ravi :" c'est elle, partout où elle est, on entend des rires, c'est toujours comme ça."

     

    Ce matin , je les aperçois, ils vont au marché tous les deux.

     

    On s'embrasse, on échange quelques mots...

    Cette simple rencontre, c'est déjà un bonheur...

    Cette joie de vivre qui est en eux, ils la partagent avec tous ceux qu'ils côtoient....

     



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  • Ce château de mots,

    elle l'édifie pour garder le lien avec lui,

     

     

    Tous ces mots qui s'alignent comme des sentiers sans fin

    vers lui,

     

    Vers lui qui l'anime et la relie au reste du monde.

     

     

    Et lui qui ne l'aime peut-être que pour ce château de mots

    édifié à sa magnificence.

    Lui, le désir le prend de l'offrir au premier venant, ce château de mots,

    afin que tout un chacun sache combien il mérite d'être aimé,

    puisque c'est à lui qu'il a été dédié,

    puisque, pour lui seul, jour après jour, il a été écrit


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  • " Entre la foi et l'incrédulité, un souffle

     

    Entre la certitude et le doute, un souffle

     

    Sois joyeux dans ce souffle présent où tu vis

     

    Car la vie elle-même est dans le souffle qui passe;"

     

                                     Omar Khayyâm


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  •   Elle était en colère et elle ne s'aimait pas dans cette colère qui, lui semblait-il, la défigurait.

     

    Et elle en voulait à l'autre qui, par son inconscience ou  son indifférence, l'avait mis dans cet état.

     

    Et elle s'en voulait à elle-même de n'avoir pas su s'exprimer avec plus d'humour et plus de fermeté sereine...

     

    Mais pourquoi donc ne s'acceptait-elle pas telle qu'elle était?

     

    Pourquoi toujours guerroyer contre soi?

     

    Impulsive et émotive elle était.  Soit!

     

    Cette colère qui jaillisait d'elle, il lui fallait l'accepter, découvrir la force de vie qui pouvait en jaillir...

     

    Mais pour pouvoir la transformer en force de vie, pour que l'alchimie puisse avoir lieu, il lui fallait découvrir toute la richesse qu'elle contenait... et viendrait alors le temps de la sérénité ferme et tranquille qu'elle désirait.

     

    La colère n'est peut-être pas toujours si indésirable.


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  •  

     

     

    "J'ai constaté que ce ne sont pas les ronces qui nous blessent

     

    mais nous qui nous blessons à elles.

     

    La souffrance morale que nous infligent les autres vient aussi du pouvoir que nous leur accordons sur nous-mêmes."

     


                                                      Christiane Singer( Une passion)


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