• Que dire de cette fin 2012 ?

     

    Que ces deux derniers jours furent deux magnifiques journée fraîches  et ensoleillées

     

    Que les couchers de soleil étaient magnifiques  et toujours mouvants et qu'il ne fallait les manquer sous aucun prétexte,

    et que la fatigue, la toux, l'essoufflement n'empêchent pas de les admirer

     

    Que ce soir, à minuit, réveillon ou pas, cette année 2012 en aura fini et qu'une autre prendra naissance, si semblable et si nouvelle cependant...

     

    Que ces toute dernières heures  2012 soient pour vous source de joie !

     

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  •          Pourquoi je vous parle de lui aujourd'hui ?

    Parce que ,ce matin, j'ai trouvé par hasard cette phrase écrite par  lui, et qui correspond tellement à ce que je ressens en ce moment...

     

    "Je ne cesserai pas de jardiner ma misère ni de tirer modestement gloire des voix célestes de la pluie".

     

    "jardiner sa misère", cela m'a plu

    A Noël, entre autres cadeaux, j'ai reçu une superbe bronchite (la troisième depuis juillet) qui anéantit  considérablement mon énergie, mon souffle, ma joie de vivre, ma capacité de réflexion, qui m'oblige à tout faire lentement...Depuis hier soir,cela commence à aller  un peu mieux...et puis la maison s'est vidée jusqu'à mardi et là, pour la nouvelle année,j'aurai retrouvé la forme et je pourrai être pleinement présente à toute la famille j'espère...et je continuerai à jardiner ma misère...

     

    Mais revenons à Jean-Claude Pirotte

    Né à Namur, il a fait les 400coups quand il était adolescent, puis il a fait des études de droit, est devenu avocat,  a  défendu la cause des petits, a été accusé d'avoir aidé un prisonnier à s'évader, ce qu'il a toujours nié.

    Il est alors parti en cavale pour éviter la prison, il a perdu son emploi... ce qui, dit-il, a été la chance de sa vie, car il s'est alors définitivement tourné vers la poésie....Il a transformé tout ça en littérature

     

    Il a reçu, cette année , en juin, le Grand Prix de l'Académie française

    et en décembre, le Prix Goncourt de le Poésie

     

    " Il écrit à demi-mot,  à demi-voix, la note juste"  Vandromme

     

    Je ne connais que très peu cet auteur mais je crois que je vais aller à sa rencontre, à travers ses livres évidemment


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  • "Plus je vieillis et plus je crois en ignorance,
    plus j'ai vécu, moins je possède et moins je règne.
    Tout ce que j'ai, c'est un espace tour à tour
    enneigé ou brillant, mais jamais habité

    Où est le donateur, le guide, le gardien?
    Je me tiens dans ma chambre et d'abord je me tais
    (le silence entre en serviteur mettre un  peu d'ordre)
    où j'attends qu' un à un les mensonges s'écartent
    que reste-t-il à ce mourant
    qui l'empêche de si bien mourir? Quelle force
     le fait parler entre ces quatre murs?

    Pourrai-je le savoir, moi l'ignare et l'inquiet,
    Mais je l'entends vraiment qui parle, et sa parole
    pénètre avec le jour,
    encore que bien vague.

     

    Comme le feu,l'amour n'établit sa clarté
    que sur la faute et la beauté des bois en cendres."

     

              Philippe Jaccottet

     

     

    C'est avec grand plaisir que je retrouve  aujourd'hui ce poème de Jaccottet

    En effet, "croître en ignorance" est parfois avancer vers plus de sagesse et de compréhension envers les êtres et les choses qui nous entourent


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  • "Un matin, un homme se présenta au palais du roi Salomon à Jérusalem.


    - Je t'en supplie, grand Salomon. aide-moi à quitter sur le champ cette ville


    - Mais que crains-tu donc ?


    -Ce matin, au marché, j'ai croisé Azraël, l'ange de la mort et il m'a jeté un regard qui m'a glacé le sang. Je suis sûr qu'il est ici pour me prendre...Aide-moi. commande au vent de m'emporter jusqu'en Inde pour le salut de mon âme.


    Plein de compassion, Salomon commande au vent de porter l'homme jusqu'en Inde et, dans l'après-midi, il se rend au marché à la retraite d'Azraël. Il le reconnaît sans peine et l'interroge :

    - Pourquoi donc as-tu effrayé ce pauvre homme ? tu lui as fait si peur qu'il en a quitté sa patrie !


    - Cet homme s'est mépris, lui répondit Azraël. Je ne l'ai pas regardé avec colère, mais avec étonnement. J'ai reçu l'ordre d'aller le chercher ce soir même en Inde. Et je me suis demandé : comment pourrait-il, à moins d'avoir des ailes, y être dans la soirée ?"


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    C'est la veillée de  Noël
    Elle est toute seule dans  sa petite maison
    elle fait un peu de ménage
    il faut bien s'occuper
    elle n'a rien à préparer
    pour elle toute seule
    rien à partager
    elle s'est achetée un peu
    de saumon fumé
    ce sera son réveillon.
    Le téléphone sonne
    Elle décroche
    Oui,dit-elle,je suis toute seule,la famille ne m'a pas fait signe
    mais ce n'est pas grave
    Elle parle de choses et d'autres
    La voix amie s'inquiète d'elle,
    la sollicite pour un avis,
    l'incite à partager avec elle les livres qu'elle a aimés...
    Une petite heure passe ainsi...
    Alors,elle peut dire combien il fait triste en ce moment,
    combien le monde devient gris et uniforme,
    comment elle se sent invisible et inutile...
    Au fil de la conversation,
    elle retrouve une identité,
    elle retrouve un visage,
    elle retrouve ses désirs enfuis,
    elle reprend envie,
    elle reprend vie.
    Le  lien qui la relie à l'univers
    a repris vigueur
    au fond de son coeur...
    Son saumon fumé n'a plus goût de solitude.


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