• Il était transparent, elle était opaque.

     

        très disert et querelleur

               à fleur de peau,

       et elle, presque mutique,

              inébranlable,

       imperméable à toute influence.

     

     

    Elle s'activait constamment,

    ne s'accordait pas un instant de repos;

    lui pouvait passer des heures à rêver et ne se lassait jamais.

    Tout était prétexte à ses voyages vains et sans but,

    son esprit voyageait avec la légèreté

    d'une plume porté par le vent.

     

    Et pourtant ils ne pouvaient se passer l'un de l'autre.


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  • img021-copie-2.jpg

     

    Pendant mon court séjour à Sète, j'ai vu une autre exposition...Le moins qu'on puisse dire est qu'elle nous a laissé sur notre faim...Sans doute n'avons-nous pas su apprécier, à sa juste valeur, ce qui nous était offert...

    Cela se présente comme un parcours ouvert à de multiples interprétations où le fantastique côtoie le quotidien...

     

    Cela commence par un parcours de funambule nous forçant à lever délibérément la tête pour suivre un itinéraire sinueux qui occupe les deux premières salles...Ainsi, nous explique-t-on, les funambules que nous sommes empruntent le chemin sinueux de la vie...C'est une déambulation, une promenade sans but précis mais pas en ligne droite...elle permet une vue décalée sur le monde.

     

    Puis c'est la traversée du miroir,objet insolite imaginé par cet artiste qui a fait de l'illusion son cheval de bataille....

     

     

    img023

     

     

    "Les yeux cachés et le bras tendu, l'homme en noir tâtonne, le chemin semble plus important que la découverte. Il continue d'avancer sans voir et sans savoir, à l'instar des enfants qui inventent des jeux pour surmonter leur peur. Vertu curative du jeu qui passe de la nécessité à la libeté, de la peur au plaisir"      Céline Mélissent 

     

     

     

    img026.jpg

     

     

    La salle que nous avons préféré est celle qui nous présente une ombre qui a perdu son corps laissant ses habits au sol

     

     

    img025.jpg

     

     

    Il y a aussi plus loin, un énorme cachet sécable en syn thétique qui nous renvoie au bleu du ciel et des paradis si proches et fugitifs

     

     

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    Ces 24 bancs, tous pareils, nous invitent à nous asseoir face à une horloge numérique, face au temps... c'est comme une salle d'attente...

    Que penser de cela ?

    Moi, je me dis que ces bancs sont très esthétiques dans leur simplicité..et très robustesz....et que si j'en avais un dans mon jardin, ce serait bien...mais je suppose que ce n'est pas à ce genre de pensée que l'artiste veut nous voir accéder...

    Et dans la salle suivante, il y a" la Sculpture déboulonnable", on l'apercoit au loin...personnage sans visage aux airs de dictateur...il y a deux parties sécables au niveau du genou

    Dans chaque salle , il y a une ambiance particulière...On a devant nous des objets étranges et pour tant familiers...

     

    Nous partons avec le regret de ne pas avoir su suivre l'artiste dans son parcours, d'avoir essayé de participer sans y être arrivés...Etrange parfois l'art conceptuel !


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  • Peu de temps à passer avec vous aujourd'hui.

    Alors juste  cette petite histoire,

    celui qui me l'a raconté m'a assuré l'avoir entendu  pour de vrai récemment...

     

    C'est une maman qui bavarde avec son enfant...Elle lui dit :

    -"J'espère que , cette année, tu vas te débrouiller pour nous ramener des bonnes notes !"

    Et l'enfant lui répond :

    -Mais, tu sais, maman, ce n'est pas moi qui les met, les notes....


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  • Over-blog fait encore des siennes et refuse de me laisser terminer mon article

    La dernière illustration de mon précédent article n'est évidemment pas de Juan Gris

    mais de Paul Valéry qui, lui aussi, peignait à ses heures

    de délicates aquarelles pleines de finesse

    et ce lavisreprésentant un homme allongé et rêvant devant la mer

    que vous pouvez voir à la fin de l'article précédent


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  • Juan-Gris.jpg

     Après avoir mangé nos daurades, nous allons au musée Paul Valéry, tout près du Cimetière Marin

    Et nous admirons particulièrement l'exposition des oeuvres  de  Juan Gris qui s'y trouve jusqu'en octobre.

    Il a à peine 20 ans quand il arrive à Paris où il fait la connaissance de Picasso et Apollinaire.

    Le Livre est un de ses premiers tableaux cubistes (1911). Les 4 objets de cette nature morte sont cernés de noir et leur géométrie a subi quelques déformations qui rappellent l'univers de Cézanne.

     

     

     

     

    Arlequin--Juan-Gris.jpg

     

     

     

     Simplicité d'expression, rigueur et intelligibilité caractérisent son oeuvre.

     

     

      

     

     

    mere-et-enfant---Juan-Gris.jpg

     

     

     

      Juan Gris ne part pas d'un modèle,il ne travaille jamais d'après nature, mais à partir d'un concept, la forme est identifiable à l'arrivée.

    " Je compose avec des abstractions (couleurs) et j'arrange quand ces couleurs sont devenus objets. cette peinture est à l'autre ce que la poésie est à la prose" écrit Juan Gris

     

     

     

     

     

    maison-a-Beaulieu-Juan-Gris.jpg

     

     

     

    Quand il peint Les maisons à Beaulieu (1918)  avec Josette sa compagne, ils séjournent en  Touraine

     

     

     

    lavis-Paul-Valery.jpg


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