• Un amoureux frappe à la porte de sa bien-aimée.
    Elle demande derrière la porte :
    - Qui est là?
    Il répond: c'est moi !
    Elle dit : il n'y a pas de place pour toi et moi dans la même maison.
    Il part alors méditer dans le désert.
    Il revient des années plus tard...
    La bien-aimée demande : qui est là?
    Il répond : c'est toi-même
    Et elle ouvre la porte.


    Que vous inspire ce conte?

    22 commentaires
  • 4011066814_679fcce595.jpgMoi, mes souliers ,je les veux avant tout confortables.
    Certes, je veille aussi à leur esthétique , mais leur qualité première, c'est que j'y sois bien dedans
    car si l'on est mal chaussé, la journée s'envole en fumée et tous les moments que l'on vit sont vides de sens et de bonheur.
    L'autre jour, j'allais au marché dans la petite ville à côté de chez nous et je passe devant l'unique marchand de souliers et l'envie me prend de regarder la vitrine, sait-on jamais? L'hiver, c'est plus difficile de se chausser quand on a des pieds trop sensibles..Je vois une paire qui semble me convenir...Je rentre donc..Je les essaie...La douleur me contracte, pourtant , c'est bien la bonne taille mais la forme n'est pas adaptée à mon pied...Je regarde les autres chaussures offertes à mon regard...Tiens, celles-ci, là sur l'étalage,elles sont larges et pratiques à enfiler: de faux lacets et une fermeture éclair sur le côté ...oui mais, elles ont un look un peu jeune..J'hésite..bon je peux toujours les essayer....Merveille ! J'y suis comme chez moi..j'y suis comme dans des pantoufles...Comment résister ? J'ai trouvé chaussures à mon pied..Je ne vais pas les laisser échapper...Depuis , chaque fois que je les prends, je ressens le même bien être...Ah ! Comme c'est bon d'être bien dans ses souliers! Comme c'est bon de trouver chaussure à son pied...
    (La photo ne correspond pas à ce que j'ai acheté et qui me met si fort à mon aise mais je n'ai pas d'appareil photo en ce moment..Je peux au moins vous dire la marque : ce sont des "rieker")
     

    18 commentaires
  • 2009automne-chapelle-st-Christophe-026.jpg2008d-cembre-014.jpg

    C'est vrai, hier la neige est tombée
    et la cloche du village,muette depuis plusieurs années, a sonné pour la première fois ....
    C'est faux,hier la neige était légère et il y avait du vent et l'olivier dresse allègrement ses branches et n'a retenu que quelques petits paquets par-ci, par là, au creux des branches.
    Et si la cloche a réellement sonné hier, ce n'est pas celle que vous voyez  qui est perdue sur la colline à quelques kilomètres de chez nous...

    Hier donc, alors que j'écrivais sur mon cahier,la cloche a sonné ..Il était cinq heures de l'après midi...
    La cloche fêlée depuis la guerre a été refondue, son mécanisme très ancien a été remplacé...Et de nouveau, elle sonne et, en cette fin d'année, on la baptisera "Marie-Madeleine" je crois...Le maire offrira le vin chaud...
      C'est une joie enfantine qui m'envahit en l'écoutant
    comme si l'âme du village soudain se mettait à vibrer,
    comme si les sons de cette cloche réunissaiet tous les gens de par ici
    Et Dieu sait s'ils sont divers, tous ces gens mais le son doux et harmonieux de la cloche me dit que les contraires peuvent s'allier.
      Autrefois c'était un appel à la prière...Maintenant ces mots ne veulent plus dire grand chose pour beaucoup peut-être mais qu'importe..J'aime à l'entendre cette cloche et elle est toujours là pour réunir...
      Et qu'elle ait recommencé à sonner alors que j'écrivais et que l'écriture me sortait de l'apathie, faisait circuler en moi un courant de vie et me faisait découvrir une source...C'est comme si la cloche se réjouissait avec moi de ce supplément  qui m'était offert à travers ces humbles mots que je transcrivais sur le papier

    19 commentaires
  • "Nous avons tous deux vies :
    La vraie qui est celle que nous avons rêvée dans notre enfance,
    Et que nous continuons de rêver,adultes, sur un fond de brouillard.
    La fausse, qui est celle que nous vivons dans le commerce des autres,
    Celle qui est pratique et utile
    Celle où nous finirons dans un cercueil.
    Dans l'autre nous vivons
    Dans celle -ci nous mourons, car mourir est le sens de la vie" Pessoa

    21 commentaires
  • C'est un concours auquel j'ai participé il y a cinq ou six  ans..
    Je retrouve le brouillon et le voici ....

    «Ah ! que n ‘ai-je étudié du temps de ma jeunesse folle »
       Mon pauvre François VILLON, combien vaine ta plainte et fallacieux tes regrets. Toi, tu n’as pas étudié, cela se peut mais bien ou mal, tu as vécu, tu as joué , tu as dansé , tu as célébré la vie.
      Moi, ma jeunesse ,je ne l’ai pas vécue.. .on m’a amputée de ce temps précieux et j’en ressens le manque
    comme un membre qui m’a été arraché. Et, croyez moi, sauter à pieds joints de la petite enfance à l’âge
    adulte,c’est un saut périlleux et  je ne suis pas sûre de l’avoir réussi.
      Parler, je ne le pouvais pas, et puis à quoi bon, il n’y avait personne pour écouter.
      Crier, quelle effronterie , quelle indécence, ainsi rameuter toutes les oreilles sur ce vermisseau que je suis..
    Allons un peu de dignité!
      Chanter, même si ton coeur déborde d’un trop plein de vie, oser déranger les voisins, quelle inconvenance!
      Danser, sauter de joie, oser sortir les gens de leur routine journalière... .ce n’est même pas imaginable.
      Jouer avec les garçons. Stop danger. « Viens vite, ma fille, coudre et repasser et puis ranger la maison ».

      Mes frères jouaient avec leur copains et moi je restais à la maison, j’avais le droit de bien travailler en classe,
    de lire et d’écrire dans mon coin ; çà, çà ne dérangeait personne. Quant aux travaux ménagers, je les ai vite
    délaissés tant les critiques tombaient dru sur ma pauvre tête... j’étais maladroite, étourdie ,pas dégourdie.
    bonne à pas grand-chose.
      Je ne me plaignais pas car je ne ressentais rien. Rien ne vibrait dans ce pauvre corps inhabité que je traînais
    bon gré mal gré. derrière moi. Une simple corde me reliait à lui et vaille que vaille le tandem avançait...
    Ainsi je le vivais ; mon corps était là où on lui disait d’être et mon âme, mon esprit ou mon coeur, comme on voudra, pouvait s’envoler en des lieux plus joyeux. Mon corps, je n’étais que vaguement concernée par cequi lui arrivait; ainsi la souffrance était éliminée. . . et je passais des heures à rêver à cet ailleurs merveilleux où les gens chantaient, dansaient, parlaient, disaient simplement ce qu’ ils ressentaient et osaient la tendesse.
      Et pour m’aider à créer cet univers, il y avait bien sûr les livres . A la maison il y en avait peu..
     Mais ma chance de survie, ma bouffée d’oxygène, ce fut la petite bibliothèque de quartier où j’allais toutes les semaines. Je me souviens de la joie intense que j’éprouvais en découvrant le poème de Baudelaire :« mon enfant, ma soeur, songe à la douceur...»
      J’étais encore en primaire mais je savais que cela était écrit pour moi et je m’en émerveillais.
      J’édifiais ainsi mon domaine enchanté, enchanté certes, mais combien illusoire.
    La vie se chargea de le détruire
      Alors que faire devant un tel bilan?
    Se désoler, se dire que c’est trop tard, que le temps perdu ne se rattrape jamais ! Non, bien sûr,  si stériles sont
    les regrets!
      Ma jeunesse si tard venue je vais la vivre avec rage, avec passion. avec amour aussi et avec tendresse, avec une infinie tendresse... Et maintenant je me donne les moyens de mes rêves. . .  L’ivresse de la vie, je la vis à grands goulots... Brève ou longue, peu importe .... A nous deux, maintenant, ma vie. Chaque matin, je nais à ma jeunesse enfin dévoilée..

    17 commentaires