• Ta blessure
    fais en de la beauté
    et tu en seras délivré.
    Et pour cela
    regarde là bien en face
    dans toutes ces aspérités
    et distilles en le suc.


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  • Noël est la fête de tous ceux qui veulent un monde plus juste et plus fraternel...J'ai trouvé que e poème était bien de circonstance


    ""Pour les fiançailles d'amour
    Des peuples redevenus frères
    Les hommes construiront un jour
    Par dessus continents et mers
    Par-dessus rives et rivières
    Un pont sans arche ni piliers
    Un pont qui tiendra dans les airs
    Sans aide aucune à rien lié
    Comme un grand arc- en- ciel de pierre
    Qui fera le tour de la terre."  Marcel Béalu


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  • janvier2008Morestel-peintures-de-G-rard-Z-036.jpg"L'homme qui a perdu la faculté de s'émerveiller et d'être frappé de respect est comme s'il était mort"   Einstein

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  • Elle était assise dans un coin de rue,une boîte devant elle, espérant que quelques passants lui offfriraient l'aumône de quelque pièce..mais elle était si transparente qu'elle semblait se confondre avec le mur  gris auquel elle était adossée...
    Et, dans son regard j'ai lu ce qu'elle se murmurait à elle-même...

    Vivante
    je suis enterrée
    Bouche ouverte
    je crève
    Personne n'y peut rien
    Et vous non plus !
    Vous détournez la tête avec dégoût
    Je m'excuse de vous déranger
    je voudrais me dépêcher.

    Oh! Voir cesser cette agonie !
    Cette nausée! ce hurlement! ce râle!

    Chaque mort est une nouvelle naissance
    mais la mort de qui n'est pas né
    de qui n'a pas fait son chemin
    de qui est avorté !

    Enterrée vivante je suis
    pour crier sans fin
    l'angoisse horrible de tout ce qui a avorté
    hier, aujourd'hui et demain
    Criez jusqu'à la fin des temps
    vous qui savez vivre
    Ne m'en voulez pas
    Moi je ne suis pas née
    je  suis eulement enterrée.

    Mais la terre qui me recouvre est transparente
    et laisse voir
    et laisse entendre
    ceux qui au dehors savent vivre.

    Je sais que la vie existe
    je sais que la vie est belle
    mais je ne peux y atteindre
    je ne peux y toucher

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      !


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  • Tout d'abord merci pour vos commentaires si divers et si intéressants..C'est toujours passionnant de voir comment un même petit conte peut provoquer des réactions  si différentes...
    Moi aussi , à la première lecture, je me dis que quelque chose m'échappe..Il ne me paraît pas possible que le grand Ibn Arabi nous propose un amour fusion qui risque de devenir un amour étouffoir assez vite...Je n'ai donc rien compris à cette parabole..Il me faut donc la relire plus attentivement..
    .Khanouff nous fait remarquer qu'il existe une formule amoureuse, en arabe, pour parler au bien-aimé :  "mon âme" qui veut dire"moi-même" ou toi-même"...Il faut bien penser que c'est une traduction et que les mots ne sont pas toujours employés dans le même sens d'une langue à l'autre....
    J'aime bien la réponse de Catherine qui pense que, en méditant dans le désert , il s'est allégé, il s'est ouvert à celle qu'il aime...et elle le ressent et elle lui ouvre la porte....Clémentine n'a pas tout à fait tort en imaginant qu'il l'a emmenée avec lui...En effet, elle occupe toutes ses pensées, elle occupe tout son être..Il apprend à faire de la place en lui pour l'autre...C'est de l'abnégation, s'inquiète Liedich...Oui...non..Je ne sais pas..Quand on prononce ce mot, on évoque aussitôt quelque chose de douloureux, de triste et ici, il n'y a rien de triste..Imaginez un peu , quand cet homme revient à la porte de sa bien-aimée et qu'elle lui ouvre..Imaginez un peu la joie de cet homme...
    Cela me fait penser à la réflexion qu'un moine nous avait faite alors que nous suivions un stage dans un couvent qui faisait aussi chambre d'hôtes et maison d'accueil..Il nous avait dit que se sacrifier pouvait être parfaitement inutile et même néfaste..Que , pour qu'un sacrifice soit bon, il fallait qu'il soit précédé, qu'il soit dicté par une grande joie
    Je crois que, dans ce conte, cet homme ne regrettera jamais les années perdues à attendre sa belle, il les a sacrifiées dans la joie..et même si  elle  n'avait pas ouvert sa porte, il ne regretterait rien car ce temps passé dans le désert l'a métamorphosé, il s'est unifié, il s'est trouvé lui-même et maintenant il sait aimer..Il ne peut être que dans la joie...Et c'est cette joie pressentie qui lui a permis de"se sacrifier" sans se mutiler...C'est ce sacrifice qui lui a permis de laisser circuler en lui le courant d'amour .....

    Ceci dit, je relis à nouveau tous vos commentaires  et je me dis que je suis quand même un peu d'accord avec vous tous..Tout dépend de ce que l'on met derrière les mots...Et se servir de ce conte pour justifier un effacement malsain  de la part d'un des partenaires serait  bien mal le comprendre...L'amour  nous libère et nous permet de nous trouver à travers l'autre...et si l'on sacrifie quelque chose , ce n'est que pour trouver mieux encore...

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