• Je suis allée en Espagne,
    des heures et des heures dans un car,
    et j'ai vu des splendeurs.
    et quand je reviens chez moi,
    me promenant à pied sur les sentiers,
    je découvre,tout près de ma demeure,
    d'autres splendeurs :
    des feuilles de toutes les couleurs,
    des coloris chatoyants,
    des odeurs enivrantes,
    des saveurs délicates
    et des touchers soyeux.
    Comme le dit si bien Christiane  Singer:
    "nos sens nous révèlent le sens"
    Et ce voyage a ouvert mon regard
    à toute beauté


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  •  Je commence un livre de COLETTE NYS-MAZURE...J'ai bien cherché un autre livre de Maeterlinck à la médiathèque mais je n'en ai point trouvé...Bon,ils sont tous les deux belges et j'ai suivi,avec elle,un stage d'écriture,il y  a quelques années et j'en ai un très bon souvenir...Dans ce livre "L'AGE DE VIVRE",elle nous livre sa réflexion sur le temps du vieillir...Dès la première page,je m'arrête sur ce passage tant ces temps magiques que nous connaissons parfois me semblent essentiels  dans une vie

    "Combien de moments de plénitude connaît-on dans une vie,Ces instants où, arraché à soi,tout en étant soi-même,on est transporté d'admiration. Lors d'une rencontre amoureuse,d'une manifestation artistique,face à un phénomène naturel : hier,c'était le sourire d'ange d'un nouveau-né , un poème d'Henri Michaux ;aujourd'hui,un concert flamenco et l'arc- en -ciel sur la vallée ; demain la connivence d'un regard ou le flux et le reflux de la Manche sous le ciel d'opale . Alos on sait quelle beauté est possible ; on veut,soi aussi, la créer , y contribuer . La qualité d'un  être ne se mesure pas à sa réussite dans le métier,la société, , mais à son être justement , à cette croissance"

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  •  
    Au supermarché où il se rendait tous les soirs,c'était toujours à la même caisse qu'il s'adressait , car depuis quelque temps, l'employée qui s'y trouvait lui souriait gentiment et lui tendait la note avec quelques mots de sympathie...
    Certes,songeait-il,je ne suis pour elle qu'un client parmi d'autres...il ne faut pas rêver...
    Mais les raisonnements lucides qu'il entretenait en lui-même ne l'empêchaient point de se rendre au rendez-vous quotidien...Une femme lui souriait...Et chaque jour,son sourire était aussi neuf et émouvant que le premier..
    .Il ne voulait surtout pas s'y habituer et considérer ce sourire comme un dû.
    Demain,peut-être ne lui sourirait-elle plus,?
    D'abord ce fut un rayon de soleil dans une vie trop grise, et c'était d'autant plus bienfaisant qu'il sortait d'une mauvaise grippe.
    Puis ce fut cette douceur qui lui donnait à rêver et qui lui fit trouver plus âpre cet appartement désert qu'il devait retrouver chaque soir au retour du supermarché..
    Elle occupait désormais toutes ses pensées...
    Elle,probablement,ne pensait jamais à lui,seulement au moment où il venait payer ses achats.
    Peut-être adressait-elle le même sourire à tous les clients et lui qui s'était cru reconnu,,attendu,distingué parmi la foule des autres...
    Il se perdait en suppositions,il lui inventait des journées pleines,une famille douillette où,lui,le solitaire,se réchauffait déjà en rêve...
    Un jour,il oublia que  ce sourire devait être chaque fois une surprise inattendue.
    IL vint à elle ,en attente de son dû.
    Aussitôt se figea le sourire et le visage de la belle devint masque.
    Dans son cabas' ce n'était plus un rêve vivant  qui le grisait,,c'était une cage qui se refermait, c'était son âme qui se  ratatinait;

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  • Je vous ai parlé,h ier, de Maurice  Maeterlinck  et de son livre"Le Trésor des humbles".
    J'en ai terminé la lecture et je vous en livre quelques extraits:

    "Au fond,la poésie suprême n'est que cela,et elle n'a d'autre but que de tenir ouvertes"les grandes routes qui mènent de ce qu'on voit à ce qu'on ne voit pas".
    Mais c'est aussi le but suprême de la vie,'et ilest bien plus facile de l'atteindre dans la vie que dans les plus nobles poèmes,car les poèmes on dû abandonner les deux grandes ailes du silence.Il n'y a pas de jours petits...Les sourires aussi bien que les larmes ouvrent les portes de l'autre monde.Allez,venez,sortez,vous trouverez ce qu'il vous faut dans les ténèbres,mais n'oubliez que vous êtes près des portes"

    "Il faut apprendre à voir pour apprendre à aimer."J'avais vécu près de vingt ans auprès de ma soeur,me disait un jour un ami,et je l'ai vue pour la première fois au moment de la mort de notre mère"; Il avait fallu qu'ici aussi la mort ouvre violemment une porte éternelle pour que deux âmes s'aperçussent dans un rayon de la lumière primitive . En est-il un  seul parmi vous qui ne soit pas environné de soeurs qu'il n'a pas vues?"

    "Nous vivons tous dans le sublime. Dans quoi donc voulez-vous que nous vivions? Il n'y a pas d'autre lieu de la vie. Ce qui nous manque,ce ne sont pas les occasionds de vivre dans le ciel, c'est l'attention et le recueillement ; et c'est un peu d'ivresse d'âme."

    Maeterlinck est un mystique sans religion.
    Il prône l'indirect,l'occulte,l'inexprimable.,l'ineffable mais il demeure toujours clair et mesuré.
    Il évoque la richesse de la vie intérieure que nous vivons tous ,même sans nous en apercevoir..
    Il a eu le prix Nobel de littérature en 1911..
    .Pour moi,c'est un auteur à découvrir

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  • ""Encore  faut-il avoir  les yeux ouverts" me disait Dana dans son commentaire à la pensée de Henri Thoreau.
    Et voilà que hier soir,après une journée intense (nous fêtions trois anniversaires et tous les enfants et petits enfants étaient là) lorsque tout le monde a été parti, je prends un livre de MAETERLINCK ,auteur que je connais très peu ,je n'ai lu qu'une pièce de théâtre de lui...Le livre s'appelle " LE TRESOR DES HUMBLES et commence par un chapitre sur le silence..A un moment ,il cite une phrase de PLOTIN ,vous savez,ce grand philosophe grec et je fais aussitôt le lien avec la réflexion de Dana.
    Plotin s'exprime peut-être en termes un peu surannés mais il me semble qu'on peut quand même entendre ce qu'il nous dit
    "Il faut d'abord rendre l'organe de la vision analogue et semblable à l'objet qu'il doit contempler. Jamais l'oeil n'eut aperçu le soleil,s'il n'avait d'abord pris la forme du soleil,de même l'âme ne saurait voir la beauté,si d'abord elle ne devenait belle elle-même,et tout homme doit commencer par se rendre beau et divin pour obtenir la vue du beau et de la divinité"

    Ainsi donc,s'il y a des choses que nous ne voyons pas,c'est que nous ne nous sommes pas préparés à les voir,c'est que nous ne les portons pas en nous!
    Cette année,j'ai l'impression de découvrir l'automne pour la première fois...Certes,j'avais déjà admiré ses couleurs mais pas avec autant d'acuité (Et dire que mon appareil à photo est en panne!) Et je mattriste que cette féerie de couleurs soit si éphémère.Mais si elle durait toute l'année,sans doute ne saurions -nous plus la voir?

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