•    Hier,nous avons fait une balade dans la forêt de Marsanne jusqu'à un lieu-dit "la pierre sanglante".Pourquoi,on ne sait pas...Nous avons vu de beaux paysages mais aussi de belles maisons.Une dame est près de l'une d'elles,nous la saluons,une petite conversation s'engage,elle se dit ravie de pouvoir vivre en ce lieu,on se croirait au bout du monde et pourtant elle n'est qu'à sept kilomètres de l'autoroute...Elle nous souhaite une bonne journée.
       Au retour,alors que nous approchons d'une autre belle maison,le propriétaire,nous voyant arriver,dit d'un ton railleur:une,deux,une,deux...L'un de nous lui répond gentiment:"vous,vous avez dû être un militaire gradé,on voit que vous avez l'habitude" Et nous continuons notre route...Dans notre dos,nous l'entendons dire:"celui-là;il n'a même pas dû faire l'armée"...Ce n'est pas la teneur des propos ,somme toute assez insignifiante,qui nous a étonnés,mais le mépris avec lequel ils ont été prononcés...Peut-être que pour lui,avec sa belle maison, sa superbe voiture,sa très longue barrière de fer forgé qui  semblait n'être là que pour souligner l'étendue de sa prapriété...peut-être que nous qui marchions à pied n'étions à ses yeux que de la vulgaire piétaille...Il ne sait pas,le pauvre,que les richesses intérieures n'ont pas besoin d'être étalées
        C'est la première fois,au cours de nos promenades, que nous rencontrons un être aussi volontairement désagréable..

      


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  • 27-juin07-th----tre---la-maison-002.jpg Ce matin ,je me réveille dans la joie...
    Hier soir,chez nous,nous avons passé une très bonne soirée. Nous avions invité quelques voisins,quelques amis et notre amie Thérèse a joué pour nous un monologue de Allan Bennett: "la femme de lettres."..C'est un extrait du recueil "Moulins à paroles"...Nous assistons ,émus, à la métamorphose de l'héroïne qui,de femme grincheuse,aigrie et cancanière devient,au contact de ses compagnes de prison,un être plein de compassion.Etonnant quand même,elle trouve sa liberté en étant emprisonnée...Thérèse se met dans la peau de ce personnage étrange avec beaucoup de finesse et de coeur et nous rend cette transformation inattendue plausible...
    Dans l'assistance,il y a des personnes qui ne vont jamais au théâtre et je les vois suivre avec intérêt l'histoire qui leur est racontée...Quel bonheur!...Et puis,après le spectacle,nous partageons ce que les uns et les autres ont apporté et, tout en mangeant et buvant,les conversations vont bon train...les amis font connaissance avec les villageois...Marion se met au piano...nous chantons ensemble,quelques pas de danse sont esquissés...Et nous nous quittons,le coeur souriant...Quel bon moment !

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  •    Ils disent que je t'ai perdu.
       Ils disent comme ça.
       et ça me crispe.
       Si j'ai quatre crayons et que j'en oerde un,je dirai:maintenant,j'ai trois crayons....
    Mais toi tu es parti de l'autre côté,dans le pays de l'envers du décor,et je dis toujours comme avant:j'ai quatre enfants,j'ai toujours quatre enfants...
       Ce qui a changé,c'est que je ne peux plus te voir ni te toucher et que de ta vie à venir sur cette terre on ne peut plus en parler...Plus d'inquiétude,plus de joie en projet...Tu es dans un éternel présent,tu m'accompagnes partout où je vais,tu ne me quittes plus...Je suis ta mère,tu es mon fils,voilà le lien qui est le nôtre mais tu n'es pas à moi et je ne peux pas te perdre...


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  • J'écris ,ce matin,d'abord pour ceux qui ne me lisent pas:
    ils n'ont pas le temps ou pas envie ou ils ont peur...
    Et si on se rapprochait trop,
    si on se comprenait trop bien
    ou au contraire pas du tout...
    Si celà nous dérangeait,on ne sait pas
    mieux vaut ne pas regarder...
    D'abord,lire,c'est dangereux...
    mieux vaut garder le statu quo...

    Or écrire,ça fait bouger,
    ça oblige au changement,
    c'est une circulation d'énergie,
    un échange...
    C'est prendre un risque...
      
    Ou bien,c'est peut-être un manque de curiosité,
    et l'on vit côte à côte
    deux vies parallèles,
    sans frémissements, sans vibrations..

    Un jour,peut-être....


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